scientologie
sectaires
Miviludes
scientologie
dianetic
Ron_Hubbard
allegations
sectaires
Mission
religions
scientologues
rapport_de_la_Miviludes
Roulet


Rapport MIVILUDES 2006

Le rapport 2006 de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES) vient d’être publié.

Ce rapport ne contient que peu de faits constitutifs de dérapages, abus et infractions survenus en 2006. On y trouve en revanche abondance de jugements de valeur sur les doctrines, les théories ou les croyances.

Pourtant, son Président, Monsieur Jean-Michel Roulet, écrit explicitement dans son introduction que la MIVILUDES s’est résolument fixé pour obligation de ne jamais sortir de l’objet de sa mission dans la République laïque, s’interdisant de porter quelque jugement de valeur que ce soit sur les doctrines, les théories ou les croyances en tant que telles, mais en dénonçant systématiquement les dérapages, les abus et les infractions.

Les extraits ci-dessous ne sont que quelques exemples significatifs de la démarche suivie par la MIVILUDES.

Le rapport de la MIVILUDES reproche aux nouveaux mouvements religieux, et en particulier à l’Eglise de Scientologie, de faire usage du droit d’accès aux documents administratifs (CADA) offert à tout citoyen et indique : « Il faut bien comprendre que le but de ces demandes n’est pas la défense d’un droit individuel mais bien la mise en difficulté des administrations ou associations dont l’objectif est de lutter contre les dérives des mouvements sectaires. » Les auteurs du rapport se livrent ensuite à des supputations quant au supposé « but réel » de ces demandes. Comment un rapport officiel peut-il faire ainsi la part belle à de telles suppositions ?

La MIVILUDES remet ici en question l’exercice d’un droit, celui qui permet à tout citoyen d’exiger la transparence de son administration. Faut-il comprendre que dans l’esprit du Président Roulet, il existerait en France des citoyens de deuxième zone qui n’ont pas le droit de faire appel au droit commun ? Des citoyens que l’on peut sans doute aussi ficher et mettre sous surveillance sans avoir de comptes à rendre, ainsi que le déclarait récemment Mme Katz, Secrétaire Générale de la MIVILUDES. Selon le témoignage d’une personne du public, lors d’une conférence dans la région de Lourdes en janvier dernier, Mme Katz s’est en effet targuée de « savoir à tout moment tout ce qui se passe dans ces différents mouvements », au moyen entre autres d’interception et de suivi de leurs mails ….
Quant à la Commission des Citoyens pour les droits de l’homme, association indépendante créée par l’Eglise de Scientologie et le psychiatre Thomas Szasz pour lutter contre les abus de la psychiatrie, également citée dans le rapport, elle est devenue un acteur important dans le domaine de la santé mentale. L’association a, elle aussi, largement utilisé la loi du 17 juillet 1978 sur l’accès aux documents administratifs pour obtenir les statistiques du nombre d’internements sous contrainte, leur évolution ainsi que les registres dans lesquels sont enregistrées les visites des autorités dans les hôpitaux psychiatriques. Ces données ont été rendues publiques et ont permis de sensibiliser les pouvoirs publics afin que le contrôle sur les établissements psychiatriques soit renforcé et que la loi existante imposant aux préfets, aux procureurs et aux présidents des tribunaux de grande instance des visites régulières de ces établissements soit enfin appliquée.

Par ailleurs, le rapport reproche aux scientologues d’exprimer leur opinion dans le courrier des lecteurs des journaux et magazines, indiquant : « Les fléaux dénoncés dans ces courriers sont nobles en soi et nul ne saurait s’élever contre l’honorabilité des causes soutenues : la lutte contre la drogue, la santé des enfants, les conditions de vie en prison, etc. », avant de conclure : « Mais ils ne sont qu’un prétexte pour mieux leur opposer à terme les remèdes discutables et les méthodes lucratives de la Scientologie. »
On cherche en vain ici les faits constitutifs d’une dérive, le dérapage, l’abus ou l’infraction qui seraient du ressort de la MIVILUDES. La conclusion de ce paragraphe exprime une simple opinion qui, n’étant nulle part argumentée ni raisonnée, est à considérer comme une hypothèse de base non discutable. De telles affirmations discriminatoires n’ont pas leur place dans un rapport officiel émis par un organisme se trouvant directement sous votre autorité.

Mais que font les scientologues ?

Pour ne citer que certaines de leurs activités :
- les scientologues luttent contre la drogue à travers une association laïque à but non lucratif, «  Non à la drogue, Oui à la Vie », qui mène depuis 15 ans une campagne internationale de prévention. L’association a publié fin 2006 une nouvelle série de brochures d’information sur les drogues les plus consommées, dont vous trouverez ci-joint un exemplaire. Depuis sa création, les bénévoles de l’association ont distribué plus de 3 millions de brochures sur le terrain ;
- les scientologues protègent la santé des enfants en s’opposant à la prescription abusive de psychotropes aux enfants sous la pression d’un lobby qui ne voit en eux qu’un nouveau marché lucratif
- les scientologues soutiennent l’association laïque à but non lucratif « Criminon », qui propose des méthodes éprouvées de réhabilitation des délinquants, basées sur les valeurs éthiques et la responsabilité. Les cours et les programmes Criminon sont utilisés dans plus de 1700 prisons dans le monde entier, par exemple en Afrique du Sud, au Mexique, aux Etats-Unis ou en Indonésie. Le taux de récidive diminue habituellement de 60 à 80 % parmi ceux qui ont suivi le programme.

N’est-il pas temps de prendre conscience de l’apport des minorités de conviction et du rôle positif qu’elles peuvent jouer dans la société civile pluriculturelle ?

Au nom de quels principes des citoyens actifs dans la société civile devraient-ils être systématiquement censurés et bâillonnés ? Et sur quels critères ? Viser spécialement certaines associations revient à les considérer a priori comme plus dangereuses que d’autres, c’est-à-dire à leur refuser le bénéfice de la présomption d’innocence, autre exception au droit commun. M. Didier Leschi, chef du Bureau Central des Cultes du Ministère de l’Intérieur, a rappelé lors de son audition devant la récente Commission d’enquête parlementaire relative à l'influence des mouvements à caractère sectaire et aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et mentale des mineurs : « Seul l’examen des faits légitime la notion de vigilance, sans quoi on risque fort de s’écarter de l’impartialité laïque au profit d’un clivage entre religions reconnues et religions stigmatisées.»

Cette question de légitimité se pose inévitablement lorsque la MIVILUDES précise qu’elle participe et /ou organise des actions de formation et d’information sur les risques de dérives sectaires (70 sessions et journées de formation en 2006). La question de la légitimité des formateurs se pose inévitablement, puisque les universitaires ont été contraints de quitter la Mission. Alexis Montbellay, étudiant spécialisé dans le gothique et le satanisme, a été remercié avant la fin de son travail et remplacé par Jacky Cordonnier, militant de la première heure. Nathalie Luca, de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, qui avait accompagné le prédécesseur de J. M. Roulet, le Préfet Langlais, tout au long de son mandat, a été mise sur la touche. Quant aux universitaires qui étudient les nouvelles émergences, non seulement ils ne sont pas entendus, mais ils sont généralement discrédités. Leur neutralité à l’égard des mouvements spirituels est taxée de complaisance.

Nous constatons un retour des dérives que nous avons connues dans les « années MILS » du Président Alain Vivien. Notre Eglise d’Angers a été victime d’un incendie criminel suite à des campagnes calomnieuses dans les media. Plusieurs de nos Eglises ou de nos membres ont vu récemment leurs comptes bancaires fermés arbitrairement. Des chefs d’entreprise ont eu des contrats annulés parce qu’ils sont identifiés sur des listes noires publiées par les précédents rapports parlementaires et toujours disponibles sur Internet.

Est-ce le rôle d’une mission interministérielle que d’entretenir un climat de délation à grands coups de listes noires, alors que la circulaire du 27 Mai 2005 signée de Jean-Pierre Raffarin demandait clairement à l’administration de cesser de se référer à de telles listes ? Plusieurs millions d’électeurs, attachés à la liberté de conscience tout comme au libre choix en matière d’éducation ou de santé, ne se reconnaissent pas dans cette République-là. Que le mot Scientologie soit cité 124 fois dans le rapport, alors que l’on cherche en vain une seule dérive signalée pour 2006, pose question.

REPONSES AUX FAUSSES ALLEGATIONS DE LA MIVILUDES

Le rapport annuel de la MIVILUDES mentionne l’action des ministres bénévoles de Scientologie à Banda Aceh. Effectivement, des centaines de scientologues sont partis en Indonésie après le tsunami. Pourquoi l’ont-ils fait ?

Un ministre volontaire est défini par Ron Hubbard comme : « Une personne qui aide son prochain volontairement, en redonnant but, vérité et valeurs spirituelles à la vie des autres ».

Ces gens de bonne volonté se consacrent à offrir une assistance pratique aux autres à travers le monde.

Lorsque vous avez expérimenté pour vous même les bienfaits d’un procédé d’assistance, vous avez vraiment envie d’aider à soulager, avec un tel procédé, la souffrance de votre prochain, de le former afin que lui aussi puisse aider son entourage grâce à ces méthodes si simples et si efficaces.

Dans ce combat pour soulager la souffrance sur la Terre, la MIVILUDES prend clairement le parti de ceux qui dénigrent toute personne souhaitant aider son prochain.

Qu’est ce qu’un procédé d’assistance ?

En Scientologie, l’expression procédé d’assistance désigne une action d’ordre spirituel entreprise pour aider une personne à faire face à des difficultés d’ordre physique. Si un enfant tombe ou se blesse, un procédé d’assistance peut l’aider à surmonter ce traumatisme. Quand une personne a mal aux dents ou s’est fait arracher une dent, il existe un procédé d’assistance pour soulager sa douleur.

Un procédé d’assistance est donc un procédé de Scientologie, destiné à soulager un problème physique présent. Par procédé, on entend une série d’instructions exécutées dans un ordre donné ou une suite d’actions entreprises pour obtenir un résultat désiré. On trouve beaucoup de procédés dans les écrits de Scientologie, mais les procédés d’assistance en représentent une catégorie particulière.

Tous les procédés de Scientologie ont été conçus pour résoudre le vaste éventail des maux qui affectent l’esprit, l’être lui-même.

Le rapport annuel de la MIVILUDES 2005 parle de la plainte de la CNIL concernant des fichiers de membres de l’Eglise de Scientologie sans mentionner la victoire des scientologues au Conseil d’Etat. Qu’en est-il exactement ?

Cette mention est typique des appréciations exclusivement à charge que l’on trouve dans le rapport de la Miviludes concernant les différents mouvements religieux cités.

En consultant le rapport annuel de la CNIL pour l’année 2000, nous nous apercevons que cet organisme a reçu en 20 ans 33 000 plaintes dont 3 399 au cours de l’année 2000 et qu’elle n’en transmet qu’une seule au parquet : celle qui concerne l’association spirituelle de l’église de Scientologie d’Ile-de-France. Cette plainte concerne l’envoi par erreur de deux lettres à une personne ne souhaitant plus recevoir de courrier de la part de l’association spirituelle de l’église de Scientologie d’Ile-de-France.

Quelle association en France ayant un fichier de 40 000 noms peut se targuer d’avoir un répertoire parfaitement à jour ?

Selon Nathalie Lucas, anthropologue, chercheur au Centre d’Études Interdisciplinaires des Faits Religieux (CEIFR) et membre du Conseil d’Orientation de la MIVILUDES à l’époque, en parlant de l’affaire condamnée : « si on faisait un procès pour chaque courrier non désiré, les tribunaux ne feraient bientôt plus que çà. »

Par contre, le rapport de la Miviludes se garde bien de mentionner une victoire significative des scientologues.  Il s’agit d’une décision du Conseil d’Etat relative à la gestion des fichiers des Renseignements généraux que la CNIL est censée surveiller et encadrer. Dans une affaire concernant un scientologue, le Conseil d’Etat, le 30 juillet 2003, a établi une nouvelle jurisprudence en demandant à l’administration de justifier par des éléments objectifs précis l’interdiction à des citoyens d’accéder à leur fiche des Renseignements généraux. Au moins 500 000 Français sont concernés par cette décision qui améliore la transparence de ces fichiers !

Le rapport de la Miviludes mentionne « l’organisation maritime ». Quelle est cette organisation ? Le rapport mentionne aussi l'éducation des enfants. Comment sont éduqués les enfants des scientologues ?

L’organisation maritime (la Sea Org) est l’ordre religieux de la religion de Scientologie. Il se compose des scientologues les plus dévoués, des personnes qui ont décidé de consacrer leur vie à servir leur religion. Les membres de l’organisation maritime peuvent se marier. Par contre, s’ils souhaitent des enfants, ils demandent à sortir de l’organisation maritime.

Ron Hubbard a beaucoup écrit sur l’éducation des enfants. En Scientologie, les enfants sont considérés comme des personnes à part entière, à qui l’on doit autant de respect et d’amour qu’aux adultes.

Les scientologues pensent qu’il faut encourager les enfants à participer à la vie familiale, plutôt que de leur dire le coutumier « Sois sage et tais-toi ». Les enfants sont des êtres spirituels, ils ont besoin de pouvoir donner quelque chose en échange de ce qu’ils reçoivent de ceux qui les entourent. A cette condition seule pourront-ils s’épanouir et mener une vie productive et heureuse. Pour plus de précisions sur la façon d’élever ou d’aider les enfants, la lecture du livre La Dianétique pour enfants et le cours « Comment être un bon parent » sont tous deux recommandés.

Le Maître de conférence en sociologie des religions, à l’université de Lille, Régis Dericquebourg écrit quant à lui: "Les scientologues élèvent bien leurs enfants. Ils ne préconisent aucune sévérité dans l'éducation. Au contraire, selon Ron Hubbard, la base de la relation avec l'enfant est la compréhension. Pour se convaincre de l'intérêt que les fidèles portent aux enfants, on lira Le Chemin du Bonheur p. 15 à 18 et 49-50".

Le rapport de la Miviludes cite l’action des scientologues dans les banlieues. Pourquoi les scientologues agissent-ils dans les banlieues ?

La Scientologie fournit des outils qui sont applicables dans la vie de tous les jours pour mieux communiquer avec ses semblables, améliorer sa propre conduite, être plus performant au travail etc. Les scientologues vont appliquer ces outils pour eux-mêmes de façon naturelle et créer du bien-être autour d'eux en aidant les autres. Beaucoup de scientologues ont décidé d’agir dans les banlieues car ce sont des zones où cumulent de nombreux problèmes pour lesquels les scientogues ont des solutions.

Extrait de la Stampa  du vendredi 21 avril 2006, Banlieues, la nouvelle croisade de la Scientologie : « Aux gens qui s’arrêtent, ils (les scientologues) posent une question tautologique (qui porte en elle la réponse) : « Etes vous contre la drogue ? alors, signez cette pétition dans laquelle vous vous engagez à ne jamais en prendre et à faire connaître ce but dans votre environnement. » 

Les habitants des banlieues écoutent, consentent, signent. Parce que la drogue est une des maladies de ces immenses arrières de la France. Ils rentrent à la maison avec les brochures faisant allusion aux activités humanitaires de la Scientologie.

Car il n’y a pas de tromperie, tout est dit de façon explicite, même si sur le T-shirt des propagandistes il est écrit « Non à la drogue, oui à la vie », c’est une émanation de l’Eglise américaine engagé dans ce secteur social. 

Comme « l’Association Internationale des Jeunes pour les Droits de l’Homme » qui propose des cours de soutien scolaire dans des quartiers sensibles où la plupart des jeunes quitte l’école à l’âge de quatorze ans. 

Comme « Criminon » qui approche les familles des détenus en proposant leur aide. L’Ecole, la drogue et la délinquance ; comme on le voit, le malaise des banlieues est dévoilé  et cerné sociologiquement dans ses nœuds vitaux, là où l’Etat avec la rhétorique de l’Intégration et de l’Egalité n’a montré souvent que le visage de la répression policière. « Nous agissons là où il y a des jeunes en difficulté – expliquent les dirigeants des associations engagées – ce n’est certainement pas une façon de faire du prosélytisme ». »

Les méthodes laïques d’enseignement :

Ron Hubbard a, outre d’autres découvertes, mis au point une méthode laïque pour apprendre, appelée « technologie de l’étude ».

Les scientologues l’appliquent pour eux-mêmes dans leur étude des écritures de la Scientologie. Ils appliquent également cette méthode performante avec leurs enfants et certains l’utilisent comme outils dans leur travail, soit dans leur classe, soit lors de soutien scolaire pour les élèves en difficulté ou en échec.

Cette méthode donne à l’étudiant les outils de base qui lui permettent de repérer ses difficultés, ce que l’on appelle « les barrières à l’étude », et d'y remédier.

Ce n’est ni plus ni moins qu’une méthode pour étudier.

Cette activité de soutien scolaire est laïque et constitue un métier pour enseignants ou non, quelle que soit la religion de la personne.

Il est à noter au passage que les mineurs ne sont acceptés pour des services en Scientologie qu’avec l’accord express de leurs deux parents.

Ces méthodes d’éducation rassemblées sous « Applied Scholastics » sont également utilisées dans des contrées où le taux d’analphabétisme est élevé.

C’est en 1972 que fut fondée l'association laïque Applied Scholastics en tant qu'association à but non lucratif, destinée à travailler avec les pouvoirs publics et les

écoles du monde entier.

Les Églises de Scientologie et leurs membres soutiennent et subventionnent l'association Applied Scholastics, compte tenu de ses résultats éprouvés et de sa capacité à améliorer la vie des élèves d'aujourd'hui et de demain.

Le réseau des écoles, des groupes et des programmes communautaires d'alphabétisation d'Applied Scholastics s'est étendu à 94 écoles et 476 groupes dans 56 pays. Applied Scholastics a formé plus de 66 000 éducateurs, qui à leur tour font bénéficier des millions d'élèves de cette méthode.

L'association Applied Scholastics International coordonne les nombreux programmes utilisant la méthode d'étude Hubbard dans le monde. Ces programmes incluent un grand nombre de centres de soutien scolaire gratuits, des écoles privées intégrant la méthode d'étude Hubbard dans leurs programmes scolaires afin que leurs élèves obtiennent les meilleurs résultats possibles, et la formation d'enseignants à la méthode d'étude, au niveau individuel ou dans le cadre de programmes gouvernementaux visant à restructurer le système éducatif de pays en voie de développement.

Tout mouvement religieux un tant soit peu organisé a de telles activités.

Un exemple d’application : le continent africain

Afrique du Sud

En 1975, les scientologues ont formé en Afrique du Sud l'association « L'Éducation vivante ». Les membres de l'association et des bénévoles formés à la méthode d'étude Hubbard ont organisé des conférences, des cours et des ateliers dans les townships.

Pendant près de trente ans, en dépit de l'oppression exercée par le gouvernement de l'apartheid, l'association « L'Éducation vivante » a formé 20 000 enseignants qui ont fait bénéficier 2 millions d'enfants noirs dans le pays de la méthode d'étude Hubbard.

Zimbabwe

Les membres de l'Église ont introduit la méthode d'étude Hubbard au Zimbabwe en 1977. Celle-ci, bien accueillie par les autorités locales, a joué un rôle vital dans l'amélioration de la qualité de l'éducation et a permis de former plus de 12 000 enseignants.

En 2002, une équipe d'éducateurs scientologues du Royaume-Uni a préparé 30 éducateurs du Zimbabwe à organiser des ateliers sur la méthode d'étude Hubbard, et ceux-ci, à leur tour, ont formé 3 700 autres enseignants. Ces enseignants ont maintenant fait bénéficier plus de 100 000 enfants du Zimbabwe de la méthode d'étude Hubbard.

Ghana

Les efforts des scientologues et d'un membre de l'une des familles royales du Ghana ont redonné l'espoir à une nation qui auparavant ne se développait pas. Déterminés à réduire le taux élevé d'illettrisme, ils ont enseigné la méthode d'étude Hubbard, dans des écoles de fortune, à 1 000 élèves et 52 enseignants de la région d'Ada, dans le delta du fleuve Volta.

Comme des classes entières d'élèves auparavant en situation d'échec scolaire réussissaient maintenant leurs examens, les autorités ont demandé que la méthode d'étude Hubbard soit mise à la disposition de tous les enseignants et de tous les élèves grâce à la création d'un centre de formation d'enseignants.



Le rapport de la Miviludes cite les actions de la Commission des citoyens pour les droits de l'homme. Quelle est cette commission ?

La Commission des Citoyens pour les droits de l’homme (CCDH) a été fondée en 1969 pour enquêter et divulguer les violations des droits de l’homme commises par la psychiatrie et pour assainir le domaine de la santé mentale. Etablie par l’Eglise de Scientologie en tant que groupe indépendant de réforme sociale et co-fondée par le Dr Thomas Szasz, professeur émérite de psychiatrie, la CCDH a suscité des centaines de réformes internationales.

En France, on estime qu’il y a chaque année 10 000 internements psychiatriques abusifs. 17 millions d’enfants dans le monde prennent certains psychotropes à cause d’un « diagnostic » psychiatrique sans fondement scientifique. En France, on prescrit du méthylphénidate, un stimulant à la formule chimique proche de celle de la cocaïne, classé comme drogue dangereuse et provoquant une dépendance, à 8000 écoliers parce que leur fantaisie normale d’enfant est aujourd’hui considérée comme un « trouble » par la psychiatrie. La CCDH lutte contre de tels abus.

Le groupe d’étude créé au sein de l’Assemblée nationale pour se pencher en particulier sur la question des internements sous contrainte en forte augmentation a voulu auditionner le Président de CCDH sur ce sujet sensible.

En effet, la CCDH mène depuis de nombreuses années une campagne de sensibilisation sur ce problème.

L’association a été la première à signaler l’augmentation importante du nombre d’internements sous contrainte depuis 1990 et à mener campagne pour une réforme de la loi sur l’hospitalisation sous contrainte.

Dans le cadre de cette campagne publique, l’association a montré clairement que la loi supposée protéger les citoyens n’était pas respectée, en particulier parce que la procédure d’hospitalisation en urgence est détournée pour faciliter les internements.

L’association a largement utilisé la loi du 17 juillet 1978[1] sur l’accès aux documents administratifs pour obtenir les statistiques du nombre d’internements et leur évolution. Ainsi, il a été montré que dans certains départements, les hospitalisations sous contrainte avaient triplé et que la loi supposée protéger les citoyens n’était pas respectée.

Ces données ont toutes été rendues publiques et ont permis que le contrôle sur les établissements psychiatriques soit renforcé et que la loi soit enfin appliquée.

CCDH lutte constamment contre l’opacité qui règne dans le milieu psychiatrique.

Il est évident que son action suscite de vives réactions de la part notamment de psychiatres ou de directeurs d’établissements hospitaliers qui souhaitent continuer à violer la loi en toute impunité.

Dans ce combat pour les droits de l’homme en psychiatrie, la MIVILUDES a pris clairement le parti de ceux qui mettent en danger les libertés individuelles.


Doit-on considérer la Scientologie comme une religion ?

Tout à fait. Les plus grands experts en sociologie des religions ont établi sans la moindre ambiguïté que la Scientologie avaient toutes les caractéristiques d’une religion (voir www.scientologie-expertises.com).

Voici des extraits de certaines expertises :

Jacques Robert, professeur émérite de droit public et président honoraire de l’université Paris II, ancien membre du Conseil Constitutionnel : « Il résulte de l’examen de la religion scientologique que celle-ci répond aux critères d’une religion ; elle ne se distingue en rien des autres religions et par conséquent l’appellation de religion est, pour elle, fondée…

a) la Scientologie comprend un corps de doctrines qu’elle partage d’ailleurs avec d’autres religions… b) la Scientologie comporte… un culte régulier qui célèbre aussi les grands événements de la vie humaine… c) enfin la Scientologie… dispose d’un code d’éthique comme l’Eglise catholique romaine dispose d’un droit canon…

Pour ces trois raisons qui tiennent à la nature propre de la Scientologie, celle-ci constitue véritablement une religion ».

Jean Carbonnier, professeur émérite de l’Université de droit de Paris, ancien doyen de la faculté : « Exclure de la liste des religions, sous prétexte qu’elle est par trop présente au monde moderne, la seule Eglise de Scientologie, ce serait en faire un bouc émissaire…

Etant désormais hors de doute que l’Eglise de Scientologie est une religion, il paraît logique et juste de lui appliquer le régime des droits qui est applicable à toutes les religions… »

Bryan Wilson, professeur honoraire à l’Université d’Oxford, Angleterre : « La Scientologie est une religion qui a émergé dans des temps dominés par la Science. Ses méthodes portent la marque de l’ère qui l’a vu naître. Une partie de son engagement fondamental réside en l’idée que l’homme a besoin de penser rationnellement et de contrôler la puissance – mais aussi le désordre – de ses propres émotions. C’est seulement de cette manière que l’homme atteindra la pleine liberté de choix et d’auto-détermination…

Il est clair pour moi que la Scientologie est une religion sérieuse et qu’elle devrait être considérée comme telle ».

Les différentes autorités judiciaires, qui ont mené une enquête sur l’Eglise de Scientologie, démontrent de manière concluante que la Scientologie est une religion authentique, que ses croyances et pratiques sont loyales.

Chaque semaine, un chapelain célèbre le service dominical pour les membres de l’Eglise ; Ce service est ouvert aux personnes nouvelles qui souhaitent se faire leur propre opinion.

De plus, les scientologues s’assemblent pour célébrer avec leurs propres cérémonies officielles les mariages et le baptême des nouveau-nés (semblables aux baptêmes chrétiens), et marquent le décès de leurs proches au cours de rites funéraires.

Plusieurs centaines de décisions des autorités judiciaires en Europe et dans le monde qui reconnaissent la nature religieuse de la Scientologie contredisent totalement ces affirmations sans fondement, et rappellent que les Eglises de Scientologie doivent être légalement protégées et que les scientologues doivent bénéficier de la liberté de croyance et de la liberté de manifester librement leur croyance.

Les différentes autorités judiciaires, qui ont mené une enquête sur l’Eglise de Scientologie, démontrent de manière concluante que la Scientologie est une religion authentique, que ses croyances et pratiques sont loyales.

Ci-dessous quelques unes de ces décisions parmi plus d’une centaine disponibles :

Tribunal de Première Instance de Turin - 29 mars 1996 – Italie

"(…) Toutefois, afin de déclarer que l’Institut Dianétique1 de Turin peut être reconnu en tant que confession religieuse, … Il faut tout de suite dire que la réponse ne peut être que positive, étant donné que la documentation rassemblée et annexée aux dossiers du cas contient de vastes preuves de la reconnaissance publique attribuée à l'Eglise de Scientologie, et de sa présence dans la société (c.-à-d. la considération du public) ; ceci est la signification de plusieurs exonérations fiscales et militaires accordées à ce groupe par divers états nord-américains et australiens, aussi bien que de nombreuses décisions de tribunaux publiés par des autorités dans les mêmes états ainsi qu’en Allemagne (Stuttgart, Hambourg, Francfort) ; il serait sans conséquence, afin de diminuer l’importance d’une telle reconnaissance, de mentionner le fait qu’elles ont été obtenues dans des systèmes juridiques étrangers, parce que, d’un côté la structure fonctionnelle et organisationnelle de la Dianétique1 et de la Scientologie est pratiquement la même partout dans le monde ; de l’autre côté, le degré de leur présence dans le monde ne peut être négligé lorsqu’on évalue leur retentissement général auprès du public.

On ne peut pas non plus négliger complètement les décisions répétées de divers corps juridiques en Italie (Trente, Bolzano, Milan, Lecco, Bergame, Monza, Novara, Rome, Nuoro) reconnaissant le caractère religieux contenu dans les activités de l’organisation ; sans mentionner d’autres décisions similaires, très nombreuses, données par les tribunaux administratifs (tribunaux fiscaux). Egalement, une autre conclusion significative était celle de la Garde des Finances (voir rapport d’inspection du 7 février 1994 de Ravenne), qui a reconnu que l’Eglise de Scientologie avait le droit de poser sa candidature pour bénéficier des dispositions de la loi accordant l’exonération fiscale aux confessions religieuses.

A partir d'enquêtes et de contre-interrogatoires suggérés d'après la jurisprudence de la Cour Suprême et de la Cour Constitutionnelle, on a pu vérifier :

1) Le caractère religieux de l'association et de ses activités ;

2) La relation étroite entre l'organisation, la conduite des cours et séminaires promus par l'institut et les buts exprimés dans les statuts de l'association ;

3) L'absence de but de profit personnel dans les activités mentionnées ci-dessus (...), car rien n'empêche une organisation religieuse de prendre des initiatives pour se procurer un profit, utilisé à des fins institutionnelles (par exemple: améliorer les structures ou les services ou développer le prosélytisme) et l'histoire des religions nous donne un ample témoignage de cette réalité au cours des siècles".

Tribunal Correctionnel de Francfort - 7 octobre 1987- Allemagne

"( …) Pour ce qui est de l’Eglise de Scientologie, cette dernière est reconnue en République Fédérale Allemande comme une communauté religieuse au sens de l’Article 4 de la Constitution et de l'article 140 de la Loi Fondamentale.

Un grand nombre de procédures pénales ou administratives se sont déroulées devant les tribunaux allemands dans le passé, liées aux actions et offres qui sont reprochées à l’Eglise de Scientologie : elles se sont toutes traduites par des résultats favorables à l’Eglise de Scientologie.

Dans la présentation qu’en fait elle-même l’Eglise de Scientologie, elle est une religion dite de rédemption. Cela signifie qu’elle entend conduire ses croyants à des niveaux de conscience de plus en plus élevés vers la prise de conscience de la nature immortelle de l’homme.

Tribunal de Grande Instance de Nanterre - 28 octobre 1994 - France

(…)

"L'article 2 des statuts de l'Eglise de Scientologie indique que son objet est "l'exercice du culte de la religion de Scientologie, discipline religieuse, qui a pour Foi la nature spirituelle de l'Etre par la prise de conscience de son aptitude à Etre, à Faire et à Connaître, et dont la pratique s'accomplit par les degrés d'apprentissages de la connaissance selon les enseignements de la philosophie religieuse de Dianétique1 et de Scientologie" ...

Son objet est donc bien une discipline religieuse, dans la mesure où ses membres sont unis par un système de croyances et de pratiques relatives à des choses sacrées. Au demeurant, ce caractère religieux lui a été reconnu à diverses reprises dans des décisions judiciaires rendues dans divers pays".

Conseil Administratif Indépendant de Vienne - 1er août 1995 – Autriche

(…)

« La partie appelante a pu apporter des éléments suffisants pour convaincre le Conseil que l’Eglise de Scientologie d’Autriche constituait une religion à laquelle devait être octroyé le statut d’organisation religieuse… »

Haute Cour d’Australie - 27 octobre 1983

Une des premières décisions importantes concernant l’Eglise de Scientologie est la décision de la Haute Cour d’Australie en octobre 1983 :

(…)

"L’affaire a été traitée jusqu'au bout comme si la réponse à la question "La Scientologie est-elle une religion ? " devait fournir la réponse à la question de savoir si l’association était, à l’époque concernée, une institution religieuse.

La question à laquelle il peut être répondu est de savoir si les croyances, pratiques et observances qui ont pu être établies à travers les déclarations assermentées et les dépositions orales comme étant l’ensemble des croyances, pratiques et observances reconnues par les scientologues, peuvent à juste titre être reconnues comme une religion.

La conclusion à laquelle nous parvenons en définitive est que la Scientologie est une religion.

« … La Scientologie a pour fondement essentiel la croyance en la réincarnation et elle s’intéresse aux relations du thétan2 ou esprit ou âme de l’homme avec huit dynamiques7 et à la libération définitive du thétan de l’emprisonnement d’un corps. L’existence de l’Etre Suprême représentant la huitième dynamique a été affirmée dès les premiers écrits de Mr Hubbard … Les principes de la Scientologie satisfont aux deux premiers critères : ils impliquent la croyance au surnaturel et concernent le rôle de l’homme dans l’univers ainsi que ses relations avec ce qui est surnaturel".

Exemple de la décision de l’Agence Nationale des Services Juridiques, financiers et administratifs Suédoise du 4 mai 2000 

« La question est de savoir si l’Eglise de Scientologie de Suède peut être considérée comme une communauté religieuse au sens de l’article 1er de la loi sur le mariage et, dans l’affirmative, si la congrégation remplit par ailleurs les conditions requises pour obtenir une autorisation de célébration des mariages.

L’Eglise de Scientologie de Suède a été établie en Suède en 1968 et est liée à l’Eglise de Scientologie Internationale.

L’activité actuelle de l’Eglise de Scientologie de Suède peut être considérée comme de longue durée et elle est organisée d’une manière présentant des garanties suffisantes quant au respect des règles relatives aux mariages figurant dans la loi sur le mariage. L’activité peut également être considérée comme suffisamment importante pour justifier d’une demande d’autorisation… l’Agence décide en conséquence que sont réunies les conditions d’octroi à l’Eglise de Scientologie de Suède du droit de célébrer les mariages ».

La France a été épinglée à de nombreuses reprises pour son intolérance vis-à-vis des minorités religieuses et pour avoir publié une liste noire de 172 mouvements mis à l'index.

Le Ministère de Intérieur, dans un courrier du 10 Mars 1998, affirme pourtant que «Aucun mouvement na jamais été classé comme secte par la République. »

De son côté, alors Premier Ministre, Jean Pierre Raffarin publiait le 27 Mai 2005 une circulaire recommandant d'éviter d'utiliser la fameuse liste de 172 noms qu'il estime non pertinente.

Le Président de la MIVILUDES a mentionné à plusieurs reprises les contributions financières des scientologues. Que sont ces contributions ?

L’Eglise de Scientologie n’ayant pas de biens et de richesses propres a opté pour un système de contributions versées par ses membres. Ceux qui font usage des services de l’Eglise sont ceux qui participent à ses frais d’entretien. Lorsqu’on calcule combien coûte le fait de dispenser une heure de conseil pastoral, action qui nécessite une équipe de spécialistes hautement qualifiés et des moyens pour payer les frais fixes liés aux locaux de l’église, il devient vite évident que ces contributions financières sont indispensables. Les grandes religions fonctionnent toutes à partir de donations. Pour certaines on parlera de « denier du culte », pour d’autres d’impôts (comme en Allemagne). L’Eglise de Scientologie a ceci de particulier qu’elle ne fait aucun bénéfice, que l’ensemble des ressources est utilisé pour les frais de fonctionnement, le paiement des impôts, le financement des projets de réformes sociales et pour faire connaître la Scientologie.

Un sondage effectué auprès des scientologues du monde entier a montré que 91% des sondés pensent que la Scientologie a dépassé ou répondu à leurs espérances. Ceci démontre que pour les scientologues, la spiritualité est importante et qu’ils sont prêts à faire des efforts financiers.

              Exemple d’un arrêt rendu sur le financement des services en Scientologie

Parmi les nombreuses décisions judiciaires positives concernant la religion de Scientologie, la Cour d’Appel de Vienne (Autriche) a répondu, lors d’un jugement rendu le 1er août 1995 à la question des contributions financières versées par les membres. Voici des extraits de la décision :

« La Scientologie ne demande pas de cotisations régulières à ses membres mais finance ses vastes activités grâce aux contributions demandées pour ses services religieux par manque d’autres sources de revenu. Ces fonds ne peuvent être utilisés par des individus, mais seulement et exclusivement à la réalisation de l’objet de l’organisation ».

(…)

« Mais d’un autre côté, on ne peut nier que toute forme de religion comporte d’une manière ou d’une autre un sacrifice, comme le port du voile obligatoire, l’abstinence vis à vis de l’alcool, les commandements de jeûne de l’Islam, les nombreux commandements que les croyants de la religion de Moïse doivent suivre, comme la cuisine casher exigeant beaucoup de soin dans la préparation des repas, mais également les privations que les membres de certaines religions s’imposent, comme ceux souhaitant se préparer à la prêtrise catholique, ou se consacrer à la vie monastique. Les religions orientales comme l’Hindouisme ou le Bouddhisme exigent aussi de leurs adeptes un style de vie comportant certaines privations par rapport aux plaisirs de ce monde. De même, les contributions importantes demandées par l’Eglise de Scientologie à ceux qui souhaitent bénéficier de l’audition Dianétique constituent, à n’en pas douter, un sacrifice financier important, mais on ne peut dire qu’il représente un sacrifice plus grand que ceux auxquels les membres des autres religions se soumettent eux-mêmes. »


Combien y a-t-il de scientologues en France ?

Il existe en France plusieurs dizaines de milliers de scientologues qui participent aux services religieux des différentes églises.  Dans le monde, on compte 11 millions de membres ainsi que 6025 églises, missions et groupes de Scientologie dans 156 pays.

Il y a 50 000 ministres bénévoles de Scientologie dans le monde, formés pour aider bénévolement leur prochain à chaque fois que des circonstances graves l’exigent. Ce corps de volontaires a aidé plus de 4,7 millions de personnes depuis les attentats du 11 septembre 2001.

L’Eglise a publié un livre de références de plus de 1 000 pages intitulé Qu’est-ce que la Scientologie ? qui explique tout ce que l’on veut savoir sur l’Eglise. Celui-ci a été remis à la MIVILUDES lors de sa formation. Un autre ouvrage de référence, destiné principalement aux universitaires, a été publié : Théologie et pratique d’une religion contemporaine.

Les scientologues ne cessent de communiquer au travers de brochures, d'expositions, de conférences, de portes ouvertes ou de sites internet ... Il est facile à quiconque aujourd'hui de savoir ce qu'est la Scientologie.

Les scientologues prennent une part active à la vie de leur communauté, de façon ouverte et efficace.

L’Eglise a découvert que ceux qui la prétendent secrète sont presque toujours ceux qui n’ont jamais pris la peine d’essayer de se mettre en contact avec elle, ni de se renseigner à son sujet. S’ils avaient demandé des informations, ils auraient appris que les scientologues sont tout à fait disposés à donner des renseignements sur leur religion, et même davantage que les membres d’autres confessions.


Que faut-il penser des témoignages de certains anciens membres de l’Eglise de Scientologie ?

Les anciens scientologues satisfaits de leur expérience en Scientologie sont bien plus nombreux que les quelques membres qui cherchent à régler des comptes avec le mouvement qu’ils ont quitté. Ceci n’est pas propre à la Scientologie. Les apostats des nouveaux mouvements religieux sont les interlocuteurs privilégiés des associations dites «anti-sectes.» Leurs témoignages sont peu crédibles et généralement mis en doute par les experts qui abordent l'étude des nouveaux mouvements religieux de façon scientifique et non émotionnelle.

Ainsi le professeur Lonnie D.Kliever du département des études religieuses de l’université méthodiste à Dallas conclut son expertise : « Il est indéniable que les opposants irréductibles aux nouveaux mouvements religieux présentent une vue pervertie des nouvelles religions au grand public, aux universitaires et aux tribunaux en vertu de leur grande disponibilité et de leur empressement à témoigner à l’encontre de leurs précédentes activités et associations religieuses. De tels apostats racontent toujours une histoire pour s’absoudre eux-mêmes en faisant porter la responsabilité de leurs actions à leur ancien groupe religieux. (…) Ces apostats ne devraient pas être considérés comme des informateurs fiables par les journalistes responsables, les universitaires ou les juristes. »


Est-ce que les scientologues sont actifs dans la société ?

Tout à fait. Les sociologues décrivent la Scientologie comme une religion « intra-mondaine », c’est-à-dire qui prône une vie active dans le monde et non une vie recluse.

Les scientologues sont des gens généralement bien intégrés dans la société. Ils mènent leur carrière aussi bien dans la fonction publique que dans des sociétés privées. Ils travaillent dans tous les domaines de la société.

Monsieur Bottine, lui-même secrétaire général de la Miviludes, dans une intervention à l’ENM (Ecole Nationale de Magistrature) le 14 octobre 2005, déclare :

« En tout état de cause, l’appartenance à une minorité de conviction ne saurait être regardée, d’un point de vue juridique, comme une dérive sectaire. 

Cela mérite d’être rappelé. 

Nous sommes, en effet, souvent interrogés sur des situations qui nous sont présentées comme des situations d’infiltration ou d’entrisme sectaire dans des administrations, des services sociaux ou des entreprises et qui ne sont, en réalité, que des situations d’appartenance  à une minorité de conviction ou de croyance de personnes dont la pratique professionnelle se révèle conforme à ce qu’elle devrait être. »

Le Président de la MIVILUDES a attribué à Ron Hubbard cette citation : « Si vous voulez gagner beaucoup d'argent, créez une religion ! ». Qu’en est-il exactement ?

Cette citation faussement attribuée à L.Ron Hubbard appartient en fait au célèbre auteur de science-fiction George ORWELL, certaines personnes ayant volontairement créé une confusion entre deux écrivains célèbres des années 50.

La MILS de l'époque et la MIVILUDES ensuite ont reçu les éléments de réfutation de cette fausse citation, mentionnée dans le rapport parlementaires de 1995.

L’œuvre de Ron Hubbard comprend plusieurs centaines d’ouvrages dans des domaines aussi différents que l’aventure, l’éducation, la réhabilitation des drogués et aussi de nombreux ouvrages sur la nature spirituelle de l’Homme.

Dans aucun de ces livres cette fausse déclaration n’a jamais été trouvée. Il en est de même concernant les 3000 conférences qu’il a données. Nulle part cette phrase n’existe.

Les initiateurs de cette rumeur ont prétendu que Ron Hubbard avait prononcé cette phrase en 1948 lors d’une conférence de la Eastern Science Fiction Association. Des recherches auprès de personnes ayant assisté à cette conférence ont prouvé qu’il n’en était rien.

Il s’avère qu’une phrase similaire à celle-ci a été écrite par Georges Orwell dans son ouvrage  Collected Essays, Journalism letters of Georges ORWELL, tome 1 :

« Mais j’ai toujours pensé qu’on pouvait probablement gagner beaucoup d’argent en lançant une nouvelle religion».
Comment l’Eglise de Scientologie a-t-elle été reconnue comme une religion aux Etats-Unis ?

Le fisc américain a reconnu le caractère religieux de la Scientologie après l’audit le plus exhaustif de l’histoire de cette administration.

De plus, si cette décision fut historique du fait que la Scientologie est une église qui est née aux Etats-Unis, les administrations de nombreux autres pays ont également reconnu le caractère religieux de la Scientologie, lui accordant le même régime qu’aux églises traditionnelles.

Voici quelques exemples de reconnaissance de la Scientologie par les pouvoirs publics :

Décision de l’IRS (Internal Revenue Service)- 1er octobre 1993 - USA

Le 1er octobre 1993, l’Internal Revenue Service (IRS) adressait à l’Eglise de Scientologie Internationale (USA) une lettre lui indiquant que le service des impôts américain (IRS) :

" la reconnaît comme une entité-mère séparée, exonérée d’impôt fédéral sur le revenu, de par son statut d’organisation caritative et religieuse … ".

Cette décision était fondée sur le fait que l’Eglise avait satisfait à toutes les exigences nécessaires suivant l’article 501 du Code des Impôts. Après une procédure de onze ans, où l’IRS n’a rien négligé dans son enquête, que ce soit sur l’Eglise Internationale elle-même ou sur les églises américaines, ainsi que les associations affiliées. Les enquêteurs ont vérifié l’ensemble des comptabilités des associations et de leurs dirigeants, ainsi que le fonctionnement des associations, leurs buts et leur rôle national et international. A la fin de cette enquête, l’IRS a déterminé que :

(…)

"1/ La Scientologie est une religion authentique ("bona fide") ;

2/ Les Eglises de Scientologie et leurs organismes à caractère caritatif et éducatif oeuvrent exclusivement dans des buts religieux reconnus ;

3/ Les Eglises de Scientologie et leurs organismes à caractère caritatif et éducatif oeuvrent dans l’intérêt public et non au bénéfice de personnes privées ;

4/ Nulle partie du résultat net de l’Eglise de Scientologie et de ses organismes à caractère caritatif et éducatif ne profite à un quelconque individu non plus qu’à une quelconque entité autre que caritative".

Cette reconnaissance a été signifiée à l’ensemble des Eglises de Scientologie américaines ainsi qu’aux associations affiliées à l’Eglise, soit plus de trente églises, cinquante missions et une vingtaine d’associations caritatives.

Décision du Bureau de l'impôt sur les Sociétés - 7 juin 1988 – Pays-Bas

"La communauté religieuse de l'église de Scientologie d'Amsterdam est active aux Pays-Bas… depuis de nombreuses années. Ses activités, comme celles des autres communautés religieuses, ne visent qu'au maintien de l'existence du groupe et à la dissémination des enseignements de la religion de Scientologie. Ses activités n'ont pas de but lucratif.

(…)

Les activités de l'église de Scientologie d'Amsterdam s'appuient directement sur le Credo de l'église… Les activités religieuses comme l'audition6 ou les cours délivrés aux membres de l'église ne correspondent pas aux activités d'une entreprise".

Décision de la Royal Navy, Ministère de la Défense - 9 octobre 1996 - Royaume-Uni

« L’observance respectueuse de la religion dans les Forces Armées est de la plus haute importance. Il est du devoir de tous ceux concernés de répondre aux besoins religieux et moraux de tout le personnel. Une considération compatissante doit être octroyée aux besoins des minorités religieuses reconnues. »

Décision du Ministère de la Justice - 22 décembre 2003 - République de Croatie

"L’inscription dans le registre des communautés religieuses de la République de Croatie de la structure organisationnelle de l’Eglise de Scientologie en Croatie, Mission de Zagreb, Centre de Dianétique1, est approuvée.

A la date d’inscription dans le registre, la Mission de Scientologie de Zagreb, Centre de Dianétique, acquiert le statut de personne morale".

Décision du Service de l'état civil d'Alberta - 17 octobre 1990 – Canada

"Nous vous confirmons par la présente que votre demande de reconnaissance pour l'Eglise de Scientologie d'Alberta, datée du 31 mars 1990, a été approuvée, conformément à la section 3 de la loi sur le mariage.

Toute demande d'enregistrement d'un représentant du clergé doit inclure le nom, l'adresse et les numéros de téléphone du prêtre ou du ministre pour qui la demande de certificat a été faite…".

Décision du Ministère de l'Intérieur - 14 mars 2003 - Taipei (Taiwan)

"Selon la Constitution, la liberté de croyance religieuse est protégée. En ce qui concerne la fondation d'une nouvelle religion, lorsqu'elle possède ses propres doctrines religieuses spécifiques, ses buts, écritures, rites et structures religieuses d'organisation, etc ... et qu'elle n'agit pas contre les règlements, l'ordre public et les bons usages de ce pays, le gouvernement n'a pas à mettre en place une procédure pour la reconnaissance.

Par conséquent, votre organisation a été approuvée pour être promue comme une organisation religieuse nationale. Les dites informations concernant vos doctrines religieuses, etc., ont également été soumises au ministère pour examen. Ainsi, c'est un fait que votre organisation est acceptée en tant que nouvelle religion".

Décision du Ministère de l'Intérieur - 31 mars 2000 – Afrique du Sud

"Les statuts de votre organisation ont été approuvés. La documentation à étudier par les personnes postulant pour être autorisées à célébrer des mariages vous sera adressée par la poste…".

[1]

La loi du 17 juillet 1978 dispose que toutes les collectivités publiques ainsi que les organismes de droit privé chargés d’une mission de service public doivent répondre aux demandes de communication qui leur sont adressées, portant sur des documents produits dans le cadre d’une activité administrative.